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La facilité d'utilisation

Notre but est d'évaluer la facilité d'utilisation d'un correcteur d'orthographe. Cela correspond dans notre cas à la facilité avec laquelle un ensemble de tâches peut être accompli par un utilisateur. Pour l'opération de base d'un correcteur, nous considérons que l'ensemble de tâches de départ comprend :

Il est clair que ces tâches peuvent être décomposées en sous-tâches, dont certaines peuvent être facultatives ou non.

Une condition préalable à l'examen des méthodes que nous allons voir est l'élaboration d'une liste des commandes propres à chaque système nécessaires à l'exécution des différentes tâches que nous avons identifiées. Cette liste des correspondances tâches/commandes sera le fondement des mesures de comptage des opérations que nous allons faire, ainsi que d'autres méthodes telles que la description de la facilité d'utilisation.

Aspects de la facilité d'utilisation

Nous faisons la distinction entre trois attributs de la facilité d'utilisation qui sont la performance des utilisateurs expérimentés (Experienced User Performance), le degré de ressemblance (Guessability), et la facilité d'apprentissage (Learnability). La distinction n'est ainsi pas centrée sur les concepts de novice ou d'expert, mais plutôt sur le fait qu'il devrait être possible d'exécuter des tâches simples, facilement, mais aussi d'exécuter des tâches plus complexes. Donc, il s'agit de voir comment le système permet à l'utilisateur d'évoluer.

Mesures générales pour la facilité d'utilisation

Il sera attribué une mesure à chaque sous-tâche du processus de vérification dans les sections qui suivent. Dans notre optique des aspects de la facilité d'utilisation, nous sommes portés à poser trois questions pour chaque tâche ou sous-tâche :

Mesures de la facilité d'utilisation pour la vérification de base

Appel du correcteur

De quelle manière le logiciel est-il lancé ? Il s'agit principalement de savoir si le logiciel fonctionne à partir d'un autre programme (traitement de texte) ou si c'est un programme autonome.

Sélection du texte à vérifier

La deuxième étape concerne la sélection du texte à vérifier.

Dialogue résultant de la vérification

Une des conclusions des études antérieures a été qu'une grande partie des utilisateurs a besoin que la bonne suggestion occupe la première place dans la liste, car tout moyen accéléré de remplacement (par exemple, au moyen d'un seul clique) ne s'applique qu'à la première suggestion, ce qui implique plus d'opérations pour l'acceptation de suggestions situées plus bas dans la liste.

Les mesures que nous allons utiliser ici sont légèrement plus complexes puisque le dialogue avec l'utilisateur comprend plusieurs choix, qui ne sont pas nécessairement tous présents dans chaque cas. Parmi les options, on compte les suivantes :

Chacune de ces actions peut être analysée du point de vue de sa facilité d'exécution. Il est intéressant de noter que l'importance de chaque opération pourra varier en fonction de la performance du correcteur en ce qui concerne la couverture et les suggestions de remplacement. Si, pour une raison de rédacteur, de texte ou de logiciel, le taux de faux positifs est élevé, il sera particulièrement important que les deux premières options soient faciles. Si les suggestions sont généralement mal organisées, il sera important que les suggestions autres que la première soient aussi faciles à choisir que celle-ci. Cependant, dans la plupart des cas, nous privilégierons la mesure pour l'option d'accepter la première suggestion et celle de rejeter les autres.

Modification du texte

Il peut encore y avoir des correcteurs pour lesquels la tâche de convertir la décision de l'utilisateur en une modification du texte est encore assez difficile ; c'est certainement le cas des vérificateurs de grammaire et de style. Nous considérons aussi dans cette section qu'il peut être souhaitable de conserver une trace des changements proposés et effectués, même si normalement ce n'est pas exigé d'un correcteur. Toutefois cette option peut se révéler intéressante pour certains types d'utilisateurs, dont ceux qui rédigent des articles à plusieurs auteurs.

Le degré de ressemblance

Notre mesure du degré de ressemblance s'appliquera à chaque ensemble de tâches cohérent dans son ensemble. Ainsi, nous avons une mesure pour la vérification de base et une autre pour la personnalisation. Nous proposons une mesure avec des valeurs de 1 à 5 sur une échelle de mesure, puis une seconde partie rédigée, détaillant les problèmes spécifiques que pourraient rencontrer certains utilisateurs.

La facilité d'apprentissage

Nous supposons que l'évaluation des manuels fait partie de l'évaluation de la facilité d'apprentissage du correcteur. Nous voulons prendre en compte toute documentation qui puisse augmenter les connaissances de l'utilisateur.

Pour chaque source de documentation nous avons des mesures d'évaluation :


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sandra.manzi@issco.unige.ch