La deuxième génération de correcteurs a atteint le niveau de l'analyse syntaxique locale, c'est-à-dire qu'ils pouvaient prendre en compte l'environnement immédiat du mot à vérifier. On avait atteint le niveau des correcteurs grammaticaux simples.
Les nouveaux outils d'aide à la rédaction ont beaucoup progressé. Ils ont tendance à devenir plus performants, plus simples et plus conviviaux. Même s'ils n'ont pas atteint une compatibilité totale avec les autres logiciels de manipulation de la langue, ils avancent dans cette direction, l'objectif étant une intégration parfaite dans l'environnement logiciel existant, dans le but de permettre à l'utilisateur de mieux écrire aussi bien dans sa langue maternelle que dans la langue étrangère de son choix.
Les correcteurs orthographiques intelligents (ou évolués) - il faut entendre par là un correcteur grammatical, qui fera une analyse étendue de la phrase - deviennent des outils indispensables. Nous nous en tiendrons ici principalement à une étude de l'évaluation des correcteurs traditionnels.
Les correcteurs intelligents ne s'adressent pas, contrairement à ce qu'on pourrait croire, uniquement à ceux qui ont une mauvaise orthographe. Comme nous avons pu le remarquer plus haut, l'utilisation intensive de l'ordinateur et, dans notre cas, la manipulation répétée de textes, engendre par ses nombreuses modifications, volontaires ou non, un accroissement exponentiel des possibilités d'erreurs. Le traitement de l'information se faisant de plus en plus vite, le temps de relecture devient plus court. Par conséquent, l'utilisateur recherche des outils pour l'aider à pallier à ce manque de temps.